Crise anjouanaise :
Le colonel Bacar « prêt à mourir »

Dossier n° 41 / source : www.ocomores.org / El-Had Said Omar - 130308/eso/hzkpresse/12h00)

Moroni, jeudi 13 mars 2008 (HZK-Presse) – Après les tanzaniens, c’est au tour du premier contingent des troupes soudanaises de fouler le sol comorien, ce jeudi à bord d’un appareil de type Antonov qui devrait effectuer deux rotations. Les 600 soldats en provenance de Khartoum seront rejoints demain vendredi 14 mars par un détachement de l’armée sénégalaise de quelques 150 hommes.
 
Le dispositif prévoit également la mise à disposition de l’armée comorienne par le gouvernement libyen d’un important appui logistique destiné à faciliter le bon déroulement de l’offensive militaire contre la rébellion séparatiste dirigée par le colonel Mohamed Bacar.

Ce dernier, poussé dans ses derniers retranchements, vient de déclarer à des médias français sa détermination à affronter les hommes du colonel Salimou Mohamed Amiri, chef d’état-major de l’Armée nationale de développement (AND).
 
« Je suis prêt à mourir pour défendre le droit et la démocratie à Anjouan », a-t-il confié aux journalistes de l’Agence France Presse et de la Chaîne France 24, venus couvrir le débarquement annoncé comme « imminent » par les plus hautes autorités du pouvoir central.

 
Et l’ex-chef de l’exécutif de l’île autonome d’Anjouan de défier ses anciens frères d’armes en des termes qui frisent la provocation : « s’il le faut nous combattrons, nous disposons d’assez d’armes et d’assez d’hommes », pour résister selon lui à l’offensive des forces armées nationales, appuyées par près de 1600 soldats de quatre pays sous mandat de l’Union africaine.
 
Mais le colonel Bacar nie catégoriquement la répression dont sont victimes à Anjouan ses adversaires, en qualifiant ces accusations de simple « manipulation organisée par le président Sambi ». Et le chef rebelle de prôner comme solution à la crise comorienne l’instauration d’une « confédération » qui, à ses yeux, « pourrait arranger aussi les relations avec Mayotte… ».
 
Mohamed Bacar semble par ailleurs avoir des contacts réguliers avec des anciens dignitaires, qui partageraient son option d’une « table ronde nationale ». Des contacts qui viennent d’être fermement dénoncés par le porte parole du gouvernement de l’Union, Abdourahim Said Bakar, à l’issue du conseil de ministres de mercredi dernier.
 
Le nom de l’ancien président de l’Union, le colonel Azali Assoumani serait cité, dans cette affaire révélant des communications fréquentes par satellite entre les deux hommes, interceptées par les autorités fédérales. L’ancien chef de l’exécutif de Ngazidja et un fonctionnaire d’une chancellerie étrangère y sont également cités, sans plus de précisons.
 
Dans les milieux proches du pouvoir central l’on n’exclut pas la possibilité de renforcer le dispositif de sécurité à la Grande-Comore, surtout autour des principaux édifices publics de la capitale, où des actions de déstabilisation peuvent survenir, dans la perspective d’un débarquement militaire sur Anjouan.

 _______________________________

 

 Message de Ali Hamidou : " Bonjour,
Je pense que ton site devrait aussi diriger vers des articles présents dans d'autres sites et qui traitent des problématiques intéressants la jeunesse d'Ouzioini.
 
http://www.aedev.org/ict4d/www.knowledgefordevelopment.com/ICT4D03SP/
 
Quel que soit le degré de formation que chacun peut avoir eu dans sa scolarité, il y a un manque qui se manifestera pendant encore longtemps aux Comores c'est le maintien des compétences ou de la connaissance dans un endroit où l'on est déconnecté des centres de décisions ou des centres d'exercice ou de production du savoir."