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DOSSIER
n° 38 : |
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Autrefois, les gens de
tous les horizons m’aimaient et me côtoyaient
comme si le monde ne pourrait exister sans moi.
J’étais presque rien, car je n’étais
pas riche et mes ancêtres ne l’étaient pas non
plus. On
ne me comptait pas parmi ceux qui s’habillaient
de baux vêtements seulement, j’étais propre.
Partout dans le monde, les gens parlaient
de mon éducation, de mon intégration et de mon
savoir vire.
Ceux qui me connaissaient, aimaient dire de
bien de moi pour me compenser, de la sagesse et la
serviabilité que je lui devais lorsqu’il
s’approchait de moi.
Il n’existait pas la danse que je n’ai
pas assistée avec honneur alors que des vrais
danseurs qui n’avaient pas de la place
m’observaient comme si j’étais le maître de
la cérémonie.
Ce qui est étonnant dans cette histoire,
je n’ai jamais voyagé alors que des étrangers
de toutes les couleurs et de hautes personnalités
n’ont jamais cessé de venir me voir, les uns
m’offraient gracieusement des cadeaux, et
d’autres témoignaient leur amitié envers moi. Miracle, miracle,
maintenant que j’ai appris à lire et à écrire,
maintenant que je suis capable de parler tous les
langages et suis compétent à démontrer toutes
les formules, le monde s’éloigne de moi.
Les uns me disent que je suis devenu
arrogant, vanité et orgueilleux. Mes voisins se
plaignent de s’être persécutés, par mes
paroles incontrôlées.
Soit par jalousie, soit par mauvaise intention,
les gens se moquent de moi et vont jusqu’à
m’empêcher de participer à aucune cérémonie
qu’elle soit religieuse, politique ou bien
intellectuelle. Je m’appelle Ouzioini
Djamabibo oulaya dja farantsani.
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